Championnat de poker ou comment transformer sa salle de bar et de bistrot en tripot de poker. Une initiative qui plait beaucoup.
Il y a sept ans, Céline Cauvin et Nicolas Carayon se lancent un défi un peu fou : organiser des tournois de poker dans des bars. Red Cactus est né. Pour pouvoir faire fonctionner cela sans risque, il est impératif que tout soit gratuit, cependant, comment monétiser l’ensemble ?
D’où l’idée de louer le matériel de poker c’est à dire table et le reste aux établissements qui souhaitent intègrer une ligue. Pour seulement 15 euros par table (soit environ 2 euros par joueur), un établissement peut donc faire jouer ses clients et leur permettre d’intégrer un grand championnat par la suite.
Céline Cauvin affirme que cela permettra aux bars de se remplir durant leurs heures creuses et donc d’améliorer leur visibilité ce qui les mettra en avant. Par exemple si un établissement décide de faire un tournoi de poker le mardi soir, sa salle sera certainement pleine comparé à un mardi soir ordinaire. Un avantage décisif qui a donc plu et convaincu, cette année encore, plus de 300 établissements de rejoindre Red Cactus.
Après des débuts difficiles, Red Cactus fonctionne actuellement correctement et permet même d’embaucher des commerciaux en Franc. Elle fait donc partie du paysage du poker français.
Si les clients jouent gratuitement, la récompense est au bout. La somme annuelle a remporter est donc de 70 000 euros. Les tournois leur permettent donc de se classer au cours de l’année. Et les 20 meilleurs s’affrontent lors de la grande finale nationale.
Cette finale s’est donc jouée le weekend dernier. Elle a vu la victoire de François Pelletant, jeune Francilien. Il remporte également son billet pour Las Vegas où il disputera le Main Event des WSOP (10 000 dollars), le plus gros tournoi du monde !

La bonne humeur est un élément essentiel de cet finale. Malgré la pression et l’enjeu, le tournoi se joue dans une ambiance « bon enfant » où le plaisir est communicatif.
En dépit de ça, Red Cactus se retrouve donc encore mis de coté par la presse poker. Cette dernière n’aimant pas particulièrement le monde amateur.
Avec 15 000 membres cette année, il s’agit d’une communauté importante et non négligeable. Malgré le fait qu’ils ne jouent pas régulièrement, c’est une belle manière de faire découvrir le poker.
Faire tomber es barrières et important. Permettre à des amateurs de vivre le frisson du poker live est également important. Cela leur permet de vivre et de gouter à l’adrénaline du poker sans pour autant jouer au casino ou s’inscrire dans un club.
Convaincre les établissements n’est donc pas chose aisée. Les plus réticents sont les anciens bars alors que les plus récents sont lus ouverts à ce projet et ont bien compris l’intérêt d’avoir des animations, une activité, et de renouveler leur clientèle.




There are no comments yet, add one below.